Á propos de la guerre de Gaza
La violence n’est pas une fatalité, mais…
A proposito della guerra di Gaza
La violenza non è una fatalità, ma …
Jean-Marie MULLER *
La violence n’est pas une fatalité. Elle n’impose jamais d’elle-même ses lois. Mais dès lors que les hommes l’ont choisie, il devient fatal qu’ils subissent ses lois. Et celles-ci sont implacables. Inflexibles. Accablantes. Cruelles. Féroces. Immorales. Inhumaines enfin. Les conséquences de la violence sont scandaleuses. Horribles. Ignominieuses. C’est sa logique. Une logique froide qui ne se laisse pas contrarier par les cris d’indignation.
La violenza non è una fatalità. Non impone mai da sola le sue leggi. Ma, dal momento che gli uomini l’hanno scelta, è fatale che essi subiscano le sue leggi. Che sono leggi implacabili, inflessibili, schiaccianti, crudeli, feroci, immorali, insomma inumane. Gli effetti della violenza sono scandalosi, orribili, vergognosi. Questa è la sua logica. Una logica fredda che non si lascia ostacolare dalle grida di indignazione.
Simone Weil souligne que, dans L’Iliade, « les guerriers apparaissent comme les semblables soit de l’incendie, de l’inondation, du vent, des bêtes féroces, de n’importe quelle cause aveugle de désastre[1] ». La violence, en effet, est une cause aveugle de désastre. Elle agit comme un fléau de la nature. Il est dans la nature même de la violence d’être un mécanisme aveugle qui entraîne l’homme dans une fuite en avant vers l’horreur. Les hommes croient manier la violence, mais en réalité ils sont maniés par la violence. Elle les soumet et les instrumentalise à son seul service. Ils ont l’illusion de s’en servir, mais ils la servent. Entre l’homme et l’acte violent, il ne demeure aucune distance. Or, seule la distanciation permet la conscience. Dans la brutalité de la violence, il n’y a pas de place pour la pensée. Et « où la pensée n’a pas de place, la justice ni la prudence n’en ont. C’est pourquoi ces hommes armés agissent durement et follement[2]. » Alors même, note encore Simone Weil, que « je ne veux infliger à l’ennemi qu’un dommage limité, (…) je ne puis, car l’usage des armes enferme l’illimité[3] ». Paul Valery a, lui aussi, mis en évidence l’engrenage aveugle de la violence : « La violence, écrit-il, se connaît à ce caractère qu’elle ne peut choisir : on dit fort bien que la colère est aveugle ; une explosion ou un incendie affecte un certain volume et tout ce qu’il contient. C’est donc une illusion de ceux qui imaginent une révolution ou une guerre comme des solutions à des problèmes déterminés que de croire que le mal seul sera supprimé[4]. »
Simone Weil sottolinea che, nell’Iliade, «i guerrieri risultano simili all’incendio, all’inondazione, al vento, alle bestie feroci, a qualunque causa cieca di disastro» (La source grecque, Paris, Gallimard, 1953, p. 32; tr. ital. parziale, La Grecia e le intuizioni pre-cristiane, Borla, Torino 1967). Effettivamente, la violenza è una causa cieca di disastro. Agisce come un flagello della natura. Appartiene alla natura stessa della violenza di essere un meccanismo cieco che trascina l’uomo in una fuga in avanti verso l’orrore. Gli uomini credono di maneggiare la violenza, ma in realtà sono loro maneggiati dalla violenza. Essa li sottomette e li strumentalizza al proprio esclusivo servizio. Hanno l’illusione di servirsene e invece la servono. Tra l’uomo e l’atto violento, non rimane nessuna distanza. Ora, solo la presa di distanza permette la coscienza. Nella brutalità della violenza non c’è posto per il pensiero. E «dove il pensiero non ha spazio, neppure la giustizia e la prudenza ce l’hanno. Per questo gli uomini armati agiscono duramente e follemente» (ibidem, p. 21). Anche quando, nota ancora Simone Weil, «io voglio infliggere al nemico solo un danno limitato, (…) io non posso, perché l’uso delle armi contiene l’illimitato» (Simone Weil, Cahiers III, Paris, Plon, 1956, p. 47; Quaderni III, Adelphi, Milano 1988). Paul Valery ha messo in luce anche lui l’ingranaggio cieco della violenza: «La violenza, scrive, si riconosce da questo carattere che essa non può scegliere: si dice tanto che la collera è cieca; un’esplosione o un incendio attaccano un certo volume e tutto ciò che vi è contenuto. È un’illusione di chi immagina una rivoluzione o una guerra come soluzioni a determinati problemi, credere che soltanto il male sarà soppresso» (Paul Valery, Regards sur le monde actuel, Paris, Gallimard, Coll. Idées, 1962, p. 86).
Le discours récurrent des commentateurs politiques patentés de la guerre de Gaza – les experts comme les hommes politiques comme les journalistes - a été de répéter à n’en plus finir que l’action militaire de l’État d’Israël était « disproportionnée ». En disant cela, ils affichent le contentement de détenir une belle et grosse vérité. Une vérité incontestable. Et forts de cette vérité, ils invitent Israël à faire preuve de « modération ». Mais aussi bien cette constatation que cette invitation ne sont d’aucune utilité pour avoir prise sur les événements. Ceux-ci s’en moquent éperdument. En réalité, les commentateurs ignorent ce qu’ils étaient censés commenter. Ils ignorent la nature même de la violence qui est caractérisée par son immodération.
Il discorso corrente dei commentatori politici patentati della guerra di Gaza – sia esperti, sia uomini politici, sia giornalisti – ha ripetuto a non finire che l’azione militare dello Stato di Israele è stata «sproporzionata». Col dir questo, attribuiscono al limitarsi una bella e grande verità, incontestabile, e forti di questa verità invitano Israele a dare prova di «moderazione». Ma tanto questa constatazione quanto questo invito non possono avere alcuna presa sugli avvenimenti, i quali se ne infischiano altamente. In realtà quei commentatori ignorano ciò che presumevano di commentare. Ignorano la natura stessa della violenza, che si caratterizza per la sia smodatezza.
Certes, à l’évidence, les moyens militaires d’Israël sont « disproportionnés » par rapport à ceux du Hamas. Les bombardements aériens sur Gaza sont « disproportionnés » par rapport aux tirs de roquettes sur Israël. Les morts palestiniennes sont « disproportionnées » par rapport aux morts israéliennes. Mais il est dérisoire et il est vil de brandir la comptabilité des morts pour faire valoir un quelconque argument. Chaque meurtre est une violence disproportionnée. Illimitée. Les lois de la violence n’ont pas le sens de la proportion. Elles privilégient la démesure. La violence se sert de tous les moyens qui sont à sa portée. Ce qui se passe est très simple : la violence d’Israël est proportionnée à sa capacité de violence de la même manière que la violence du Hamas est proportionnée à sa capacité de violence. Cédant à la pure logique de la violence, chacun fait du mieux qu’il peut. Car le désir de violence est pareillement ardent de part et d’autre. Et c’est nécessairement le pire qui arrive. Chacun court à sa propre destruction. Au suicide. Cela ne signifie en aucune manière que le conflit est symétrique. Il est parfaitement a-symétrique par le fait même que, depuis plus de soixante ans, le peuple palestinien est l’opprimé et que l’État d’Israël est l’oppresseur. C’est à ce niveau que se situe la grande disproportion. L’a-symétrie est essentiellement politique.
Certo, è evidente che i mezzi militari di Israele sono «sproporzionati» rispetto a quelli di Hamas. I bombardamenti aerei su Gaza sono «sproporzionati» rispetto ai lanci di razzi su Israele. I morti palestinesi sono «sproporzionati» rispetto ai morti israeliani. Ma è ridicolo e vile brandire la contabilità dei morti per far valere un argomento. Ogni uccisione è una violenza sproporzionata, illimitata. Le leggi della violenza non hanno il senso della proporzione, privilegiano la dismisura. La violenza si serve di tutti i mezzi alla sua portata. Quello che accade è molto semplice : la violenza di Israele è proporzionata alla sua capacità di violenza, così come la violenza di Hamas è proporzionata alla sua capacità di violenza. Cedendo alla pura logica della violenza, ciascuno fa tutto quello che può, dato che il desiderio di violenza è ugualmente ardente da una parte e dall’altra. E allora necessariamente quello che accade è il peggio. Ciascuno corre alla propria distruzione, al suicidio. Questo non significa in alcun modo che il conflitto sia simmetrico. Infatti, è perfettamente asimmetrico per il fatto stesso che, da più di sessant’anni, il popolo palestinese è l’oppresso e lo Stato di Israele è l’oppressore. È a questo livello che sta la grande sproporzione. L’asimmetria è essenzialmente politica.
Après avoir rencontré les principaux responsables politiques israéliens, Nicolas Sarkozy a déclaré lors d’une conférence de presse faite à Damas le 6 janvier 2009 : « Je leur ai dit que les violences devaient cesser au plus vite. » Bien sûr ! Mais qui pouvait-il convaincre par des propos d’une telle platitude ? Il ne s’agissait là que de vaines paroles sans aucune portée. C’est avec la plus grande perspicacité que Pétillon, dans un dessein publié le 7 janvier 2009[5], représente Nicolas Sarkozy qui court du plus vite qu’il peut en disant : « Il faut obtenir un cessez-le-feu avant la fin de l’offensive ! » Malheureusement, le cessez-le-feu ne surviendra qu’après la fin de l’offensive.
Dopo aver incontrato i principali responsabili politici israeliani, Nicolas Sarkosy ha dichiarato in una conferenza stampa a Damasco, il 6 gennaio 2009: «Ho detto loro che le violenze devono cessare al più presto». Certo! Ma chi poteva convincere con discorsi di una tale piattezza? Erano solo vane parole senza alcuna ampiezza di visione. Con grande perspicacia Pétillon in una vignetta (Le Canard enchaîné, 7 gennaio 2009) rappresenta Sarkozy che corre più che può dicendo: «Bisogna ottenere un cessate il fuoco prima della fine dell’offensiva!». Disgraziatamente, il cessate il fuoco verrà solo dopo la fine dell’offensiva.
De même, la résolution 1860 votée le 8 janvier 2009 par le Conseil de sécurité des Nations unies manque de toute crédibilité politique. Le texte « appelle à un cessez-le-feu immédiat, durable et entièrement respecté. » Il « demande aux États membres d’intensifier leurs efforts pour prendre des dispositions et des garanties qui assureront à Gaza un cessez-le-feu durable et calme ». En réalité, tous les appels au cessez-le-feu prodigués depuis le début des hostilités ne pouvaient que rester lettre morte. La violence en effet est un feu. Le feu n’est jamais une fatalité. Mais, une fois allumé, le feu est intraitable. Á quoi sert-il, devant un incendie, de supplier le feu de cesser de brûler ? Le feu brûle à satiété. Les protestations morales, les indignations vertueuses, les exorcismes incantatoires demeurent sans la moindre efficacité. Ils tombent dans le vide. Cependant, il ne convient surtout pas de se résigner à la tragédie, ni de refouler son émotion et sa révolte. La manifestation la plus juste est la manifestation silencieuse en signe de deuil. Á quoi sert-il d’aller dans les rues crier sa colère, voire sa haine de l’ennemi ? Ces cris sont dé-placés. Ils prennent part eux-mêmes au processus de violence. Ils sont encore des paroles de guerre. Ils serrent un peu plus le nœud du conflit qu’il faudrait dénouer. Ce dont l’humanité malade de la violence à en mourir a besoin, ce sont des paroles de paix. Des paroles d’humanité.
Così, la risoluzione 1860 votata l’8 gennaio dal Consiglio di sicurezza dell’Onu non ha alcuna credibilità politica. Il testo «invita ad un cessate il fuoco immediato, duraturo e pienamente rispettato». Esso «domanda agli Stati membri di intensificare i loro sforzi per prendere provvedimenti e dare garanzie che assicurino a Gaza un cessate il fuoco duraturo e calmo». In realtà, tutti gli appelli al cessate il fuoco rivolti dopo l’inizio delle ostilità non potevano restare che lettera morta. La violenza, in effetti, è un fuoco. Il fuoco non è mai una fatalità, ma, una volta acceso, è incontrollabile. A che serve, davanti ad un incendio, supplicare il fuoco che cessi di bruciare? Esso brucia a sazietà. Le proteste morali, le indignazioni virtuose, gli esorcismi incantatori restano senza la minima efficacia, cadono nel vuoto. Tuttavia, non conviene assolutamente rassegnarsi alla tragedia, né soffocare la propria emozione e rivolta. La manifestazione più giusta è la manifestazione silenziosa in segno di lutto. A cosa serve andare per le strade gridando la propria collera, cioè l’odio per il nemico? Queste grida sono fuori luogo. Sono parte anch’essi del processo di violenza. Sono ancora parole di guerra. Stringono ancora un po’ di più il nodo del conflitto, che invece bisognerebbe sciogliere. Quello di cui l’umanità malata di violenza ha un bisogno da morire, sono parole di pace, di umanità.
La question du tir de roquettes se trouve au centre des controverses passionnelles qui entourent cette guerre. La propagande israélienne n’a cessé de répéter depuis le début des hostilités que l’État d’Israël ne faisait que défendre ses citoyens contre les roquettes palestiniennes. Si nous nous plaçons du point de vue des civils israéliens visés par ces tirs, l’honnêteté intellectuelle nous conduit à reconnaître la part de vérité de cette assertion. Et il semble bien que la très grande majorité des Israéliens partagent ce point de vue, y compris beaucoup de ceux qui appartenaient naguère au « camp de la paix ». Il y a là un fait incontournable. Pour leur part, les responsables du Hamas n’ont cessé de dire que le tir des roquettes était le seul moyen dont ils disposaient pour lutter contre le blocus de Gaza qui affame un million et demi de civils. Si nous nous plaçons du point de vue des habitants de Gaza nous devons également reconnaître la part de vérité de cette assertion. Pour autant, ces parts de vérité ne sont pas toute la vérité. Deux demi vérités ne forment pas une vérité, mais finissent par devenir deux contrevérités.
La questione del lancio di razzi è al centro delle controversie molto emotive attorno a questa guerra. La propaganda israeliana non ha smesso di ripetere, dall’inizio delle ostilità, che lo Stato d’Israele non faceva altro che difendere i suoi cittadini contro i razzi palestinesi. Se ci mettiamo dal punto di vista dei cittadini israeliani bersagliati da questi tiri, l’onestà intellettuale ci porta a riconoscere la parte di verità di questa affermazione. Ed è chiaro che la grande maggioranza degli israeliani condivide questo punto di vista, compresi quelli che appartenevano prima al “partito della pace”. Questo è un fatto non eludibile. Da parte loro, i responsabili di Hamas non hanno smesso di dire che il lancio di razzi era il solo mezzo di cui disponevano per lottare contro il blocco di Gaza che affama un milione e mezzo di civili. Se ci mettiamo dal punto di vista degli abitanti di Gaza, dobbiamo ugualmente riconoscere la parte di verità di questa affermazione. Tuttavia, queste parti di verità non sono tutta la verità. Due mezze verità non fanno una verità, ma finiscono per diventare due controverità.
D’une part, les tirs de roquettes palestiniennes ne sauraient fournir la moindre justification intellectuelle et morale aux actions militaires punitives menées par l’armée d’Israël à Gaza. Celles-ci doivent au contraire être clairement identifiées comme des crimes de guerre. Mais, d’autre part, les tirs de roquette sur le territoire israélien violent aussi le droit international – je n’ai pas dit également, je n’ai pas dit pareillement, je n’ai pas dit semblablement, j’ai dit aussi… Ce n’est pas une question de proportion, mais de principe. Le 30 décembre 2008, l’organisation de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch a publié un communiqué dans lequel il est affirmé : « Les tirs de roquettes visant des zones habitées par des civils ayant pour but de blesser et de terroriser les Israéliens ne sont en aucun cas justifiables, quelle que soit l’action menée par Israël dans la bande de Gaza. » Il est précisé : « Utiliser systématiquement et délibérément des armes à effet indiscriminé dans des zones à population civile constitue un crime de guerre. » (L’organisation précise que depuis 2005, 19 civils israéliens ont été tués, y compris les quatre personnes qui ont perdu la vie dans les affrontements actuels jusqu’à la date du 2 janvier 2009.) Ce positionnement est le seul tenable au regard du droit international auquel se réfèrent ceux-là mêmes qui condamnent les exactions de l’armée israélienne. Il est le seul possible au regard du respect des droits de l’Homme. Ceux qui entendent négliger la capacité de nuisance des roquettes palestiniennes sous prétexte que celle-ci est « disproportionnée » par rapport à la capacité de nuisance des bombes israéliennes sont tout simplement irresponsables. Il n’est pas vrai que les roquettes ne tuent pas. Elles tuent et elles menacent de tuer. Notons que le Président Mahmoud Abbas a clairement désavoué le Hamas, mais ce désaveu n’est probablement qu’un épisode de la rivalité qui oppose les deux camps palestiniens.
Da una parte, i lanci di razzi palestinesi non possono dare la minima giustificazione intellettuale e morale alle azioni militari punitive condotte dall’esercito di Israele a Gaza. Al contrario, queste azioni devono essere chiaramente identificate come crimini di guerra. Ma, d’altra parte, i tiri di razzi sul territorio israeliano violano anch’essi il diritto internazionale – non dico in modo uguale, non dico in modo simile, non dico in modo paragonabile, ho detto anch’essi … Non è una questione di proporzione, ma di principio. Il 30 dicembre 2008, l’organismo di difesa dei Diritti dell’Uomo Human Rights Watch ha pubblicato un comunicato in cui afferma: «I tiri di razzi puntati sulle zone abitate da civili con lo scopo di ferire e terrorizzare gli israeliani non sono in alcun caso giustificabili, qualunque sia l’azione condotta da Israele nella striscia di Gaza». E precisa: «Utilizzare sistematicamente e deliberatamente armi a effetto indiscriminato in zone di popolazione civile costituisce un crimine di guerra». (Questo organismo precisa che dal 2005, diciannove civili israeliani sono stati uccisi, comprese le quattro persone che hanno perso la vita negli scontri attuali fino al 2 gennaio 2009). Questa presa di posizione è la sola sostenibile rispetto al diritto internazionale, al quale si riferiscono quegli stessi che condannano le estorsioni dell’esercito israeliano. È la sola presa di posizione possibile rispetto ai Diritti dell’Uomo. Coloro che intendono trascurare la capacità di nuocere dei razzi palestinesi col pretesto che è «sproporzionata» in confronto alla capacità di nuocere delle bombe israeliane, sono semplicemente irresponsabili. Non è vero che i razzi non uccidono. Uccidono e minacciano di uccidere. Notiamo che il Presidente Mahmoud Abbas ha chiaramente sconfessato Hamas, ma questa sconfessione probabilmente non è altro che un episodio della rivalità che oppone i due partiti palestinesi.
Si l’on quitte le registre du droit pour se situer sur celui de l’efficacité, il apparaît clairement que ces tirs de roquettes constituent une grave erreur stratégique de la part des dirigeants du Hamas. L’un des principes essentiels de la stratégie est, avant toute décision, d’apprécier, de prévoir et d’anticiper les réactions de l’adversaire afin de s’assurer que les coûts qu’il est en mesure de nous faire payer seront moindres que les bénéfices que nous pouvons raisonnablement escompter. Pour lutter contre leur oppression, c’est un impératif catégorique pour les opprimés de déjouer la répression des oppresseurs. De ce point de vue, nul ne pouvait douter que la reprise des tirs de roquettes ne pourrait que provoquer une violence extrême de la part de l’armée israélienne dont tous les Palestiniens de Gaza et de Cisjordanie seraient les victimes. C’est précisément la prise en compte de la disproportion – nous y revenons… - entre les moyens militaires d’Israël et ceux du Hamas qui aurait dû convaincre les dirigeants palestiniens à renoncer à se situer sur le terrain de la violence. Dès lors, la décision du Hamas apparaît bien comme une erreur fatale. Irresponsable. Cette erreur palestinienne ne justifie en rien la faute israélienne. Mais elle permet à Israël de prétendre, de laisser croire et, dans une large mesure, de faire croire que son action est justifiée.
Se lasciamo il registro del diritto per metterci su quello dell’efficacia, appare chiaro che questi lanci di razzi costituiscono un grave errore strategico dei dirigenti di Hamas. Uno dei principi essenziali della strategia è, prima di ogni decisione, valutare, prevedere e anticipare le reazioni dell’avversario, per assicurarci che i costi che lui è in grado di farci pagare siano minori dei benefici che su cui noi possiamo ragionevolmente contare. Per poter lottare contro la propria oppressione, è un imperativo categorico per gli oppressi sventare la repressione degli oppressori. Da questo punto di vista, nessuno poteva dubitare che la ripresa dei lanci di razzi avrebbe soltanto provocato una violenza estrema da parte dell’esercito israeliano, di cui tutti i palestinesi di Gaza e della Cisgiordania sarebbero state le vittime. È proprio la considerazione della sproporzione – ritorniamo su questo – tra i mezzi militari di Israele e quelli di Hamas che avrebbe dovuto convincere i dirigenti palestinesi a rinunciare a mettersi sul terreno della violenza. A quel punto, la decisione di Hamas appariva chiaramente come un errore fatale, irresponsabile. Questo errore palestinese non giustifica per nulla la colpa israeliana. Ma quell’errore permette a Israele di pretendere, e lasciar credere e, in larga misura, di far credere, che la sua azione sia giustificata.
Au demeurant, la supériorité militaire écrasante d’Israël, si elle lui permet d’accumuler les destructions et les morts à Gaza, ne peut certainement pas lui permettre de gagner la paix. Ce qui rend une guerre juste, ce n’est pas une cause juste, mais une paix juste. « Une victoire, écrit Simone Weil, est plus ou moins juste non pas en fonction de la cause qui a fait prendre les armes, mais en fonction de l’ordre qui s’établit une fois les armes déposées. L’écrasement du vaincu est non seulement toujours injuste, mais aussi toujours funeste à tous, vaincus, vainqueurs et spectateurs. » Quand les armes se tairont à Gaza – car elles finiront par se taire quand la violence aura accomplit son oeuvre... -, ce n’est pas l’ordre qui régnera mais un immense désordre.
Del resto, la superiorità militare schiacciante di Israele, se gli permette di accumulare le distruzioni e i morti a Gaza, non può certamente permettergli di vincere la pace. Ciò che rende giusta una guerra non è una causa giusta, ma una pace giusta. «Una vittoria, scrive Simone Weil, è più o meno giusta non in funzione della causa che fa prendere le armi, ma in funzione dell’ordine che si stabilisce una volta deposte le armi. Schiacciare il vinto è non solo sempre ingiusto, ma anche sempre funesto per tutti, vinti, vincitori e spettatori». Quando le armi taceranno a Gaza - infatti, finiranno per tacere quando la violenza avrà compiuto la sua opera – non sarà l’ordine che regnerà, ma un immenso disordine.
Cette guerre n’est pas la continuation de la politique par d’autres moyens que ceux de la diplomatie, mais son interruption. L’État d’Israël invoque son droit à défendre la sécurité de son peuple. Mais, dans la mesure même où cette fin est légitime, les moyens de la violence mis en œuvre non seulement la pervertissent, mais ils l’effacent et viennent se substituer à elle. Ce renversement du rapport entre le moyen et la fin conduit à ce que le moyen tienne lieu de la fin. La violence est recherchée pour elle-même. Elle devient un mécanisme aveugle de destruction, de dévastation et de mort. Israël ne protège pas sa population, mais il agresse le peuple palestinien. Et, ce faisant, il se détruit lui-même.
Questa guerra non è la continuazione della politica con mezzi diversi da quelli della diplomazia, ma l’interruzione della politica. Lo Stato di Israele invoca il suo diritto a difendere la sicurezza del suo popolo. Ma, nella misura stessa in cui questo scopo è legittimo, i mezzi della violenza messi in atto non soltanto lo pervertono, ma lo cancellano e si sostituiscono allo scopo. Questo rovesciamento del rapporto tra il mezzo e il fine conduce al punto che il mezzo prende il posto del fine. La violenza, allora, è ricercata per se stessa. Diventa un meccanismo cieco di distruzione, di devastazione e di morte. Israele non protegge la sua popolazione, ma aggredisce il popolo palestinese. E, così facendo, distrugge se stesso.
Ce qui caractérise essentiellement cette guerre, c’est que non seulement elle n’ouvre aucune perspective politique vers la résolution du conflit qui oppose depuis plus de soixante ans les deux peuples adverses, mais que, pour l’heure, elle les ferme toutes. Lors de sa conférence de presse faite à Damas le 6 janvier 2009, Nicolas Sarkozy a plaidé en faveur de « l’ouverture rapide de perspectives pour reprendre le chemin des négociations de paix ». Dans un tel contexte, de tels propos manquent de tout réalisme. Ils sont véritablement surréalistes. La cause de cette guerre c’est que précisément, toutes ces dernières années, il n‘y a pas eu de réelles négociations de paix. Si le Hamas a gagné les élections parfaitement démocratiques de janvier 2006, c’est d‘abord parce que les Palestiniens ont voulu sanctionner l’échec politique du Fatah qui n’a strictement rien obtenu en prétendant négocier avec Israël. Tout, sur le terrain, apportait le plus cinglant des démentis aux prétendues avancées diplomatiques obtenues sur le papier. Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, ne préside plus rien et n’a plus aucune autorité. Ses embrassades avec le Premier ministre israélien sont devenues indécentes.
Ciò che caratterizza in modo essenziale questa guerra è che non soltanto non apre alcuna prospettiva politica verso la soluzione del conflitto che oppone da più di sessant’anni i due popoli avversi, ma che, per ora, chiude tutte quelle prospettive. Nella sua conferenza stampa a Damasco il 6 gennaio 2009, Nicolas Sarkozy ha perorato in favore dell’«apertura rapida di prospettive per riprendere il cammino dei negoziati di pace». In un tale contesto, discorsi di questo tipo sono privi di ogni realismo. Sono davvero surreali. La causa di questa guerra è proprio questa, che, in tutti questi ultimi anni, non ci sono stati reali negoziati di pace. Se Hamas ha vinto le elezioni perfettamente democratiche del gennaio 2006, è anzitutto perché i palestinesi hanno voluto punire lo scacco politico di Fatah, che, pretendendo negoziare con Israele, non ha ottenuto rigorosamente nulla. Tutto, sul terreno, portava la più sferzante delle smentite ai pretesi avanzamenti diplomatici ottenuti sulla carta. Mahmoud Abbas, presidente dell’Autorità palestinese, non presiede più niente e non ha più alcuna autorità. I suoi abbracci col Primo ministro israeliano sono diventati indecenti.
Il fallait que Nicolas Sarkozy manque singulièrement de discernement politique et ignore tout de la réalité du terrain pour pouvoir affirmer le 23 juin 2008, à l’occasion de sa visite officielle dans les territoires palestiniens : « Je crois à la paix, je crois à la fin de ce conflit qui n’a que trop duré et par conséquent, je crois à l’objectif proche d’un accord sur le statut final. Cette paix est aujourd’hui à portée de main. (…) La France veut encourager les gouvernements palestinien et israélien à poursuivre résolument les négociations et à aller de l’avant en vue d’un règlement final avant la fin de l’année 2008[6]. » Une telle langue de bois diplomatique, non seulement ne dit pas la vérité, mais elle empêche de la voir et de la comprendre. Elle est un déni de la réalité.
De même, on peut toujours répéter que la solution du conflit consiste dans la création d’un État palestinien viable et souverain dans les « frontières » de 1967 avec Jérusalem-est comme capitale. Cela finit par devenir pur psittacisme. Le fait est que la situation réelle sur le terrain rend un tel projet de plus en plus irréalisable.
Bisognava che Nicolas Sarkozy mancasse straordinariamente di discernimento politico e ignorasse tutto della realtà sul terreno, per potere affermare, il 23 giugno 2008, durante la sua visita ufficiale nei territori palestinesi: «Io credo alla pace, credo alla fine di questo conflitto, che è durato fin troppo e dunque credo all’obiettivo prossimo di un accordo sullo statuto finale. Questa pace è oggi a portata di mano. (…) La Francia vuole incoraggiare i governi palestinese e israeliano a proseguire risolutamente i negoziati e andare avanti in vista di una regolazione finale prima della fine dell’anno 2008» (intervista al quotidiano Al-Quds, 23 giugno 2008). Un tale linguaggio politichese diplomatico non soltanto non dice la verità, ma impedisce di vederla e comprenderla. È una negazione della realtà.
Così, si può ripetere sempre che la soluzione del conflitto consiste nella creazione di uno Stato palestinese vitale e sovrano nelle «frontiere» del 1967 con Gerusalemme-est come capitale. Questo finisce per diventare un puro parlare come un pappagallo. Il fatto è che la situazione reale sul terreno rende un tale progetto sempre più irrealizzabile.
Dans la même déclaration, Nicolas Sarkozy affirmait à propos du Hamas : « Il n’y a aucune relation politique, aucune négociation, aucun pourparler entre la France et le Hamas. Le gouvernement français n’entend pas se départir de sa position, qui est aussi celle de la communauté internationale, et qui veut qu’aucun dialogue ne sera possible avec le Hamas tant que celui-ci n’aura pas respecté les trois conditions du Quartet et au premier chef la renonciation à la violence et la reconnaissance d’Israël. » Et le Président français ne se rendait pas compte qu’en disant cela, il énonçait l’une des raisons majeures pour laquelle précisément il ne pouvait pas y avoir d’accord de paix. Une telle position est parfaitement intenable, totalement insensée. En définitive criminelle. S’il m’était possible de parler un langage politiquement fort incorrect, j’oserais faire remarquer que la France accepte bien de dialoguer avec l’État d’Israël sans exiger de lui qu’il renonce préalablement à la violence… Il n’y aura pas de processus de paix en Palestine tant qu’on refusera de parler avec le Hamas. La faute politique majeure, qui explique aujourd’hui la guerre de Gaza, c’est précisément d’avoir refusé tout dialogue avec le Hamas après sa victoire électorale de janvier 2006. Sur cette question, l’Europe n’aurait jamais dû s’aligner sur la politique des États-Unis et, le cas échéant, la France n’aurait jamais dû s’aligner sur la politique de l’Europe. Ce refus de tout dialogue ne pouvait qu’enfermer le Hamas dans la position la plus extrémiste. C’était perdre l’occasion unique de permettre à cette organisation de renoncer à la violence et de choisir elle-même une voie politique pour approcher le conflit.
In quella stessa dichiarazione, Nicolas Sarkozy affermava a proposito di Hamas: «Non c’è alcuna relazione politica, nessun negoziato, nessun contatto tra la Francia e Hamas. Il governo francese non intende allontanarsi dalla sua posizione, che è anche quella della comunità internazionale, e che vuole che nessun dialogo sia possibile con Hamas fin quando questo non avrà rispettato le tre condizioni del Quartetto, in primo luogo la rinuncia alla violenza e il riconoscimento di Israele». E il Presidente francese non si rendeva conto che, dicendo questo, enunciava una delle principali ragioni per la quale precisamente non poteva esserci un accordo di pace. Una posizione come la sua è perfettamente insostenibile, totalmente insensata. In definitiva è criminale. Se potessi usare un linguaggio molto “politicamente scorretto”, oserei far notare che la Francia accetta bene di dialogare con lo Stato d’Israele senza esigere che rinunci preliminarmente alla violenza … Non ci sarà nessun processo di pace in Palestina fin quando si rifiuterà di parlare con Hamas. Il più grosso errore politico, che spiega oggi la guerra di Gaza, è proprio l’avere rifiutato ogni dialogo con Hamas dopo la sua vittoria elettorale del gennaio 2006. Su questa questione, l’Europa non avrebbe mai dovuto allinearsi alla politica degli Stati Uniti e, eventualmente, la Francia non avrebbe mai dovuto allinearsi alla politica dell’Europa. Questo rifiuto di ogni dialogo non poteva avere altro effetto che rinchiudere Hamas nella posizione più estremista. È stato un perdere l’occasione unica di permettere a questa organizzazione di rinunciare alla violenza e di scegliere anch’essa una via politica per affrontare il conflitto.
Au-delà des considérations électoralistes qui sont certainement celles des dirigeants israéliens, au-delà de la volonté de réparer l’échec de Tsahal (l’armée israélienne) lors de la guerre du Liban de 2006, le but réel de cette guerre est certainement d’éliminer définitivement le Hamas de la scène politique palestinienne. Par rapport à cet objectif, les tirs de roquettes deviennent en effet un prétexte. Mais, de ce point de vue, on peut d’ores et déjà gager qu’Israël a perdu la guerre.
Al di là delle considerazioni elettoralistiche, che sono certamente quelle dei dirigenti israeliani; al di là della volontà di riparare lo scacco di Tsahal (l’esercito israeliano) nella guerra del Libano nel 2006, lo scopo reale di questa guerra è certamente eliminare in modo definitivo Hamas dalla scena politica palestinese. Rispetto a questo obiettivo, i lanci di razzi diventano in effetti un pretesto. Ma, da questo punto di vista, si può fin d’ora scommettere che Israele ha perduto la guerra.
J’ai l’intime conviction que seul le renoncement à la violence par les Palestiniens permettrait de créer un véritable processus de paix. J’ai conscience que, pour l’heure, ce choix n’est pas probable. Á terme, il pourrait apparaître comme le seul possible[7]. Et ce choix ouvrirait alors un espace pour la mise en œuvre des méthodes de la résistance non-violente, seules sources d’espérance et d’humanité.
Sono intimamente convinto che solo la rinuncia alla violenza da parte dei palestinesi permetterebbe di creare un vero processo di pace. Sono consapevole che, per ora, questa scelta non è probabile. A un certo punto potrà apparire come la sola scelta possibile. (Ho sviluppato a lungo questa possibilità in un testo precedente intitolato Le meurtre est la question posée, Les Palestiniens et les Israéliens face au défi de la violence, consultabile nel sito del MAN). Questa scelta aprirebbe allora uno spazio per attuare metodi di resistenza nonviolenta, unica fonte di speranza e di umanità.
L’une des conséquences probables de cette guerre est de susciter en France des réactions identitaires et communautaires au sein de la population musulmane et de la population juive qui s’expriment par des actes de violence. Seul le refus de l’engrenage des violences là-bas comme ici de la part des citoyens épris de justice permettra de sauvegarder le vivre ensemble de tous dans une France multiculturelle.
Una delle conseguenze probabili di questa guerra è che susciterà in Francia delle reazioni identitarie e comunitaristiche nella popolazione musulmana e in quella ebrea, che si potrebbero esprimere con atti violenti. Solo il rifiuto dell’ingranaggio delle violenze laggiù come qui da parte dei cittadini appassionati per la giustizia permetterà di salvaguardare la convivenza di tutti in una Francia multiculturale.
Penser la violence, c’est la reconnaître comme inhumaine, comme la négation et le reniement de l’humain dans l’homme. Ce qui se passe à Gaza n’est pas une catastrophe humanitaire, mais une catastrophe humaine. C’est une défaite de la civilisation. Les ruines des maisons de Gaza mais aussi des maisons de la ville de Sdérot en Israël sont les ruines de l’humanité de l’homme. Dans de telles circonstances, il devient dérisoire de prétendre que ce sont les principes du droit international et les lois de la guerre qui sont violés. Ce sont en réalité les lois de l’humanité qui sont niées. Les conséquences de cette guerre sont déjà incalculables. Les blessures intimes qu’elle aura provoquées au sein des deux peuples ennemis seront longtemps inguérissables. Combien de haines ravageuses à travers le monde ? Combien de rancœurs parmi les musulmans ? Combien d’amertumes parmi les arabes ? Combien d‘enfances fracassées ? Et, parmi elles, il faut com-prendre les enfances des soldats israéliens. Combien de larmes et de souffrances dans le cœur des femmes ? Combien de traumatismes profonds parmi les guerriers lorsqu’ils s’apercevront qu’ils sont couverts de honte et non de gloire ? Nul ne le saura jamais.
Le 14 janvier 2009
Pensare la violenza vuol dire riconoscerla come inumana, come la negazione e il rinnegamento dell’umano nell’uomo. Quello che accade a Gaza non è una catastrofe umanitaria, ma una catastrofe umana. È una sconfitta della civiltà. Le macerie delle case di Gaza, ma anche delle case della città di Sderot in Israele, sono le macerie dell’umanità dell’uomo. In simili circostanze diventa ridicolo pretendere che siano i principi del diritto internazionale e le leggi della guerra ad essere violate. Sono in realtà le leggi dell’umanità ad essere negate. Le conseguenze di questa guerra sono già incalcolabili. Le ferite profonde che avrà provocato in seno ai due popoli nemici saranno a lungo inguaribili. Quanto odio devastante in tutto il mondo? Quanto rancore tra i musulmani? Quanta amarezza tra gli arabi? Quante infanzie sconvolte? E, tra queste, bisogna includere anche i bambini dei soldati israeliani. Quante lacrime e sofferenze nel cuore delle donne? Quanti traumi profondi tra i guerrieri quando si accorgeranno che sono coperti di vergogna e non di gloria? Nessuno lo saprà mai.
14 gennaio 2009
* Jean-Marie Muller est le porte-parole national du Mouvement pour une alternative non-violente (MAN, email : man@... ; site : www.nonviolence.fr). Philosophe et écrivain, il est l’auteur du Dictionnaire de la non-violence (Le relié Poche).
* Jean-Marie Muller è il portavoce nazionale del Mouvement pour une alternative non-violente (MAN, email : man@... ; sito : www.nonviolence.fr). Filosofo e scrittore, è autore ultimamente di Il principio nonviolenza, (trad. italiana, Pisa University Press 2004) e del Dictionnaire de la non-violence (Le relié Poche, 2005).
[1] Simone Weil, La source grecque, Paris, Gallimard, 1953, p. 32.
[2] Ibid., p. 21.
[3] Simone Weil, Cahiers III, Paris, Plon, 1956, p. 47.
[4] Paul Valery, Regards sur le monde actuel, Paris, Gallimard, Coll. Idées, 1962, p. 86.
[5] Le Canard enchaîné, 7 janvier 2009.
[6] Entretien avec le quotidien Al-Quds, 23 juin 2008.
[7] J’ai développé longuement cette possibilité dans un texte précédent intitulé Le meurtre est la question posée, Les Palestiniens et les Israéliens face au défi de la violence (consultable sur le site du MAN)